Médiathèque de Saint Savournin

Club lecture du mercredi 18 juin 2014

Les coups de coeur de Béatrice

 

1Q84 de Haruki Murakami

D'interrogation en rebondissement, de flash-back en hésitation morale, d'épisode sexuel en scène de violence, les aventures et les amours d'Aomamé et de Tengo vécues d'octobre à décembre 1984. A moins qu'il ne s'agisse de l'année 1Q84 dans un Japon parallèle ? Ou bien les deux à la fois ?

Avant de lire 1Q84, Béatrice avait lu du même auteur Kafka sur le rivage qu'elle a bien aimé et L'éléphant s'évapore, 17 nouvelles qui ne l'avaient pas emballées. Et puis 1Q84, c'est la révélation ! Là où Catherine avait trouvé l'histoire violente et avait arrêté, Béatrice a vu beaucoup de poésie, avec ces moments qui basculent dans le fantastique. Le roman raconte des choses certes difficiles, mais avec légèreté. Béatrice résume son opinion par "Du Stephen King, mais classe et littéraire". Linden a aussi beaucoup aimé cette trilogie.

 

Chanel & Co : les amies de Coco de Marie-Dominique Lelièvre

Un portrait de Coco Chanel à travers ses relations féminines, avec ses amies, ses rivales, ses inspiratrices, etc...

Le portrait évoque toute une époque, les relations troubles de Coco avec le nazisme, le milieu intellectuel qu'elle a fréquenté. Une lecture agréable et instructive.

 

 

 

Le coup de gueule de Béatrice

 

Arlington Park de Rachel Cusk

Les femmes d'Arlington Park, une banlieue résidentielle en Angleterre, ont apparemment tout pour être heureuses. Mais derrière ces vies tirées au cordeau, frustrations, jalousies, déceptions règnent sans partage. Juliet, Maisie, Amanda, Solly, chacune a le sentiment d'être passée à côté de sa vie et tente de résister au passage du temps. Le roman raconte leur quotidien pendant vingt-quatre heures.

Le comportement de ces femmes à la fin du XXème siècle a semblé totalement surréaliste à Béatrice qui n'a pas du tout adhéré à leur histoire et à leurs "malheurs".  Il faut un peu se prendre en main tout de même ! Les Desesperate Housewives devront trouver quelqu'un d'autre pour pleurer sur leur sort !

 

Les coups de coeur de Linden

 

Sur les épaules de Darwin (2 tomes) de Jean-Claude Ameisen

Cet ouvrage rassemble les retranscriptions adaptées de l'émission de France Inter, Sur les épaules de Darwin, qui aborde les thèmes de l'Univers, la nature, l'évolution, l'éthique, les grandes révolutions scientifiques, etc...

Des chroniques passionnantes, à lire par petits bouts. Tout un tas de sujets sont abordés, par exemple la vie des fourmis (Linden a été marquée par l'histoire des grosses fourmis chevauchées par des petites fourmis qui chassent les mouches qui veulent attaquer leur destrier...).

 

 

L'Homme semence de Violette Ailhaud

Dans les basses Alpes françaises, en 1852, V. Ailhaud est en âge de se marier quand le village est brusquement privé de tous ses hommes par la répression du soulèvement républicain. Entre femmes, serment est fait que lors de la venue d'un homme, il sera leur mari commun. Texte écrit en 1919, alors que le village est de nouveau privé d'hommes, et mis sous scellés par testament jusqu'en 1952.

Une histoire vraie et très émouvante dont Linden nous lit quelques extraits. L'écriture est superbe. Ce livre ne venait pas de la bibliothèque, mais ça y est, vendu, il est en commande pour la rentrée.

 

Les coups de coeur de Fanfan

 

Le mari de la traductrice de Mary Gordon

Recueil de nouvelles. Dans l'une d'elles, le narrateur évoque son épouse Brenda et leur rencontre à l'université dans les années 1960 au temps des Beatles : une Anglaise blonde à la peau laiteuse et aux fortes cuisses.

Ces nouvelles qui parlent de femmes qui doutent sont très touchantes. Fanfan a souvent eu les larmes aux yeux.

 

 

 

 

Canada de Richard Ford

Great Falls, Montana, 1960. Dell Parsons a 15 ans quand ses parents braquent une banque pour rembourser un créancier. Le hold-up échoue et ils sont arrêtés. Dell a le choix entre la fuite ou l'orphelinat. Il s'enfuit, passe la frontière du Canada et se retrouve dans le Saskatchewan où il est recueilli par le propriétaire d'un petit hôtel. Prix Lucien-Barrière 2013, prix Femina étranger 2013.

Un roman à l'écriture très froide et distanciée qui pose la question "qu'est-ce qu'une vie normale ?" car le narrateur a toujours eu un souci de normalité depuis qu'il est enfant.

 

Le coup de coeur de Claude

 

Le dissident chinois de Nell Freudenberger

Yuan Zhao, célèbre artiste dissident, est invité à passer une année à Los Angeles pour enseigner dans une école de filles. Il est hébergé par la famille Travers. Cece Travers, la mère, s'efforce de donner une image positive de sa tribu. Gordon, son mari, est un psychiatre obsédé par la généalogie. Son beau-frère, Phil, est amoureux d'elle et de ses enfants. Yuan Zhao a aussi ses secrets.

Le roman a autant pris Claude que sa femme Annette, mais il ne nous dira rien de plus pour ne pas déflorer l'histoire, si ce n'est qu'il faut le lire. Suivons le conseil !

 

Les coups de coeur de Catherine

 

La singulière tristesse du gâteau au citron de Aimée Bender

Le jour de ses 9 ans, Rose Edelstein découvre en goûtant son gâteau d'anniversaire qu'elle est capable de ressentir les émotions de sa mère au moment de sa confection. Ce bouleversement va entraîner la petite fille dans une enquête sur les membres de sa famille, tous dotés de pouvoirs plus ou moins embarrassants, qui les contraignent à de salutaires arrangements avec la vérité.

Le titre déjà vous accroche et vous intrigue. Et puis l'histoire est basée sur une idée sympathique : des émotions et de la cuisine. Tous les ingrédients pour un bon livre de l'été ! Et pour Catherine, le livre qu'elle aurait aimé écrire...

 

Mémé de Philippe Torreton

Philippe Torreton fait le portrait de celle qui fut le personnage central de son enfance. Dans les années 1970 et 1980, sa mémé vivait en Normandie. Il lui revient en mémoire les meubles en formica, les parties de dominos, la tendresse et la vie simple.

Eh bien oui, tout le monde a eu une mémé qui ressemble plus ou moins à celle de Philippe Torreton et c'est ce qui fait de cette lecture un moment de tendresse et de "je me souviens...". Alors ne jouons pas les "pisse-froid" et laissons-nous tenter...

 

Les coups de coeur de Véronique

 

En mer de Toine Heijmans

Lassé par son quotidien, Donald prend trois mois de congés pour naviguer sur son voilier en mer du Nord. Lors de sa dernière étape, Maria, sa fille de 7 ans l’accompagne. Une nuit, alors qu’une terrible tempête se soulève, Donald découvre avec horreur que Maria n’est plus sur le bateau... Prix Médicis étranger 2013.

Ce court roman est saisissant et prendre la mer derrière cette lecture doit être troublant. En tout cas, on regagne la terre ferme avec soulagement et on regarde derrière soi, un peu secoué par ce que l'auteur vient de nous faire vivre.

 

 

 

Fahrenheit 2010 de Isabelle Desesquelles

La narratrice, libraire depuis 15 ans, raconte sa vie vouée aux livres et à la littérature.

Catherine nous avait fait découvrir cet auteur avec le roman La vie magicienne. Pour Fahrenheit 2010, il s'agit plus d'un récit : celui de son expérience de directrice d'une librairie rachetée par un grand groupe, plus préoccupé de marketing que de littérature (d'où l'allusion du titre au roman de Ray Bradbury, Fahrenheit 451). Véronique a ressenti la colère et l'indignation d'Isabelle Desesquelles face à notre incapacité à stopper la ruine de nos valeurs. Justement parce que l'auteur ne nous cache pas ses combats, mais aussi ses faiblesses et ses lassitudes. A partir de quand ne cherche-t-on plus qu'à ne pas se noyer ?

 

 

Come prima de Alfred

Au début des années 1960, Fabio et Giovanni commencent un voyage en voiture jusqu'en Italie, suite à la mort de leur père. Entre disputes et silences, ils se souviennent du défunt et de leurs relations compliquées. Prix du meilleur album 2014 (Festival BD d'Angoulême).

Voilà un prix bien mérité car tout est bon dans cet album. L'histoire sous forme de road moavie nous tient de bout en bout. Et puis le dessin est superbe, tant sur les paysages méditerranéens traités avec des couleurs ultra-chaudes qui évoquent la palette de Van Gogh que dans les flash back où le trait plus épuré est traité avec des pastels bicolores qui évoquent le sépia. Une vraie réussite !

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