Médiathèque de Saint Savournin

Mais qui est Gilles Clément ?

Voilà plusieurs mois déjà que je vous parle de la venue de Gilles Clément. Voici un peu plus d'informations le concernant (source : wikipedia)

 

Biographie

 

Après une formation comme ingénieur horticole (1967) et comme paysagiste (1969), il enseigne depuis 1979 à l'École nationale supérieure du paysage de Versailles, en parallèle de son activité de concepteur. Il a beaucoup voyagé à travers le monde, en particulier dans l’hémisphère austral, où il a particulièrement étudié la flore des milieux soumis à un climat méditerranéen.

Son intervention au parc André-Citroën à Paris, inauguré en 1992, l'exposition spectaculaire sur Le Jardin planétaire dont il a été commissaire en 1999 à la Grande halle de la Villette et ses nombreux écrits, qui constituent une œuvre à la fois théorique et littéraire, l’ont rendu célèbre auprès du grand public.

En 2011-2012, il est titulaire de la Chaire annuelle de Création artistique au Collège de France, avec une Leçon inaugurale prononcée le 1er décembre 2011 sous le titre Jardins, paysage et génie naturel.

 

 

Jardins du Musée du Quai Branly. Commanditaire : Etablissement public du musée du quai Branly. Architecte associé : Jean Nouvel. Paysagiste associé : agence Acanthe. Création sur 17000 m2 en 2005 : Un paysage « non-occidental » copyleft

Jardins du Musée du Quai Branly. Commanditaire : Etablissement public du musée du quai Branly. Architecte associé : Jean Nouvel. Paysagiste associé : agence Acanthe. Création sur 17000 m2 en 2005 : Un paysage « non-occidental » copyleft

Les grands traits de sa pensée

 

Gilles Clément est l'auteur de plusieurs concepts qui ont marqué les acteurs du paysage de la fin du XXe siècle ou le début de ce XXIe siècle, dont notamment :

  • le « jardin en mouvement » « faire le plus possible avec, le moins possible contre » ;
  • le « jardin planétaire » ; nous vivons sur une planète qui est ou peut être une sorte de jardin sans mur mais néanmoins fini : l'enclos planétaire, qui n'est autre que la biosphère, dans un monde spatialement et volumétriquement fini et limité, occupé par des jardiniers plus ou moins bons et responsables (l'humanité), ;
  • le « Tiers paysage ».

Ces concepts découlent de l'observation qu'un paysage naturel n’est jamais figé, que les espèces et les gènes doivent circuler.

Au lieu de cantonner les plantes dans un lieu précis afin d'organiser une création, le jardinier peut et doit, selon Gilles Clément, faire plus confiance à la nature et accepter de lui laisser le "champ libre" ; les plantes pour partie suite au hasard des chutes de graines et pour partie selon les préférences pédologiques et phytosociologiques pourront ainsi trouver les lieux qui leur conviennent le mieux.

Ainsi voit-on les « plantations » des jardins devenus jardins naturels se « redessiner » au long de la succession des saisons et des années, comme dans le tiers-paysage, ces délaissés où la flore et la faune s'organisent selon des lois qui ne sont ni celles du jardinier, ni celles de l'agriculteur, du sylviculteur ou du paysagiste traditionnel.
Le jardin de G. Clément présente un aspect qui au même endroit changera imprévisiblement demain, à la prochaine floraison et saison.

Gilles Clément est aussi favorable au métissage des espèces, qu'il appelle plutôt « brassage », et qui s'est tissé au fil des âges. D'où cette idée de jardins et de forêts planétaires qu'il cultive en protecteur, considérant avec une même bienveillance les « herbes folles » qui tentent de pousser sur les pavés des villes et les essences les plus rares plantées dans les jardins de prestige.

Il intègre la globalisation du monde actuel par la « planétarisation » de la terre comme jardin, c'est-à-dire comme lieu de vie : « Je voudrais montrer la diversité extrême de ce qui existe sur la planète ».

 

Pour en savoir plus, le site officiel de Gilles Clément

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Beatrice 12/11/2013 16:47

Voir l'article de Gilles Clément dans le dernier Terra Eco "Soyons plus humbles et faisons confiance à la biodiversité et à son génie"