Médiathèque de Saint Savournin

Club lecture du mercredi 23 octobre 2013

Tout d'abord, toutes mes excuses pour cette publication très tardive du compte-rendu du club lecture du mois d'octobre. Faute de participants (fatigue et maladie ont sévi) le club lecture du mois de novembre a été annulé.

 

Le Club lecture avait du être déplacé d'une semaine, mais quelques fidèles se sont retrouvés pour échanger sur leurs lectures et partager un bon moment. Fanfan nous avait cuisiné de délicieux cakes au chorizo et il était bien dommage de ne pas avoir de tire-bouchon pour ouvrir la bouteille de vin. Catherine est venue accompagnée d'une amie nord-cotentinaise et Jocelyne nous a accompagné de son écoute attentive.

 

Les coups de coeur de Catherine

 

Le Tueur hypocondriaque de Juan Jacinto Munoz Renguel

Premier roman d’un auteur né à Malaga en 1974, docteur en philosophie

L’histoire : Mr Y, tueur à gages doit tuer Eduardo Blaisten car il a été payé d’avance et cela fait un an et deux mois qu’il essaye sans succès, car il est atteint de strabisme (ce qui baisse à 30% ses chances de réussir son tir), de narcolepsie (il s’endort toujours au mauvais moment y compris au moment de tirer), de la crampe du tueur professionnel (contracture des muscles comme s’il appuyait sur la détente). Au fil de toutes les étapes de ses échecs pour réussir à tuer E.Blaisten, il nous raconte, en établissant tous les parallèles avec ses propres symptômes, toutes les difficultés physiques et les tendances à l’hypocondrie de Kant, des frères Goncourt, de Molière, d’Edgar Alla Poe, de Proust, Voltaire, Tolstoï, Byron…

Ce que j’ai aimé : drôle et documenté à la fois (très renseigné sur les problèmes médicaux en général et les auteurs cités en particulier).

 

Jésus et Tito de Vélibor Colic

L’auteur est né en 64 en Bosnie et vit en France depuis 92.Il écrit en français depuis 2008. Le livre se passe entre 1970 et 1985, durant les 15 années de socialisme à la yougoslave. C’est un roman inventaire de ses souvenirs d’enfance et d’adolescence dispensés par tout petiots chapitres d’une page ou moins suer la politique, le boulanger, la voisine, l’instituteur, le cancer, le foot, la grand-mère, le rock, la littérature, les filles. Le narrateur est écartelé entre les croyances opposées de sa mère catholique (Jésus) et son père, communiste (Tito) . Sa mère lui dit qu’ils sont croates, son père qu’ils sont yougoslaves. Le narrateur (et l’auteur) s’appellent Vélibor, prénom slave qui veut dire grand sapin, car son père ne voulait pas qu’il porte un prénom de saint et avait cherché pendant 2 jours à la bibliothèque dans plein de livres d’histoire un prénom slave antérieur à l’arrivée des chrétiens dans les Balkans.

Ce que j’ai aimé : l’humour et le témoignage sur l’histoire de cette période mouvementée à travers la quotidien de cette famille ubuesque.

 

L'artiste des dames de Eduardo Mendoza

L’auteur est né à Barcelone en 1943. « La ville des prodiges » du même auteur a été élu meilleur livre de l’année en 1989 par la revue LIRE, ainsi que « une comédie légère » élu meilleur livre étranger en 1998. Cet auteur est traduit par François Maspero.

Le héros, coiffeur occasionnel mène l’enquête sur l’assassinat du directeur de l’entreprise «le filou espagnol».

Ce que j’ai aimé : l’art de la digression absurde et drôle (langue et style bien à lui), le côté délirant et burlesque, à la Boris Vian.

 

Google, un ami qui ne vous veut pas que du bien de Pascal Perri

En 8 chapitres, l'économiste montre comment Google tisse la toile d'un contrôle permanent des individus et menace le pluralisme démocratique comme la notion de propriété intellectuelle, tout cela en faisant preuve d'un banditisme fiscal éhonté. L'enquête recense l'ensemble des plaintes et condamnations déjà déposées contre l'entreprise à travers le monde.

Trois points retenus de cette lecture :

  • Gmail fait de la pub sur et avec les adresses mail
  • Gmail ne paaye pas ses impôts en France
  • Gmail fait du référencement abusif des sociétés jusqu'à les mettre en péril si elles n'acceptent pas les conditions commerciales de Google.

 

Les coups de coeur de Béatrice

 

Jamais dans ce lycée : enquête sur des élèves et des parents sous pression de Gaëlle Guernalec-Levy

Le résultat d'une enquête conduite auprès des personnels et des élèves du lycée Bergson, à Paris, pour interroger la mauvaise réputation de cet établissement, pour démontrer également que des réussites personnelles et collectives restent possibles.

Où comment une journaliste plutôt de gauche se range à l'idée de mettre sa belle-fille dans un collège privé et démonte ensuite toute la mécanique privé/public, en expliquant les règles de calcul de la sélection des établissements, les errements des parents dont les enfants ne trouvent pas d'établissement et puis la réalité, pas si noire que ça, du lycée dont personne ne veut.

 

Ces gestes écologiques qui font faire des économies de Pascal Carré

Un guide pratique décrivant les gestes écologiques du quotidien qui permettent de faire des économies. Des astuces, des liens Internet et surtout des estimations chiffrées pour apprécier l'impact de ces actions sur le budget familial.

Certains citoyens sont déjà convaincus, mais pour les moyennement convaicus et même les réticents, on peut trouver dans ce livre quelques gestes simples pour se sentir un peu plus solidaire de la planète... Certes, même en étant convaicu, on peut avoir quelques apréhensions sur l'utilisation de certains "dispositifs" comme les toilettes à litière bio-maitrisée ou les mooncups. L'essentiel est de participer !

 

Les coups de coeur de Véronique

 

L'oiseau Canadèche de Jim Dodge

Un jeune garçon vit au fin fond de la Californie avec son grand-père, ermite bourru qui semble avoir trouvé le secret de l'immortalité dans la recette de son tord-boyaux. Avec l'oiseau canadèche, canard extraordinairement obèse, ils forment un trio inséparable, défendant farouchement leur indépendance et leur domaine.

Un court roman qui vous emmène dans l'amérique rurale. Une langue savoureuse et brute pour une histoire presque sans parole entre un grand-père et son petit-fils.

 

 

Crépuscule de Susan Minot

Ann Lord "ne verra pas jaunir les feuilles" cet automne. Mais qui, d'Ann Grant, la jeune fille, ou d'Ann Lord, la vieille femme, va mourir ? Quelle est l'identité, quelle est cette part d'elle-même, vouée à l'oubli des autres, qui va soudain sombrer ? Dans ce roman, Susan Minot s'interroge sur le puzzle de la mémoire, sur l'image que les autres, les vivants, retiendront de nous.

Dans ce roman dont le récit éclaté croise et entrecroise les voix et les moments avec une modernité qui n'exclut ni la retenue ni la rigueur, Susan Minot s'interroge sur le puzzle de la mémoire, sur l'image que les autres - les vivants - retiendront de nous. Mieux encore, l'auteur nous demande de réfléchir sur la persistance du souvenir en nous abandonnant au flux du temps qui passe, sans essayer de le maîtriser. Elle nous laisse au cœur la nostalgie poignante de ce qui aurait pu être et n'a jamais été.

 

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